Marathon de Nantes : 2h39′

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Updated: avril 30, 2019

2h39’25 ». Contrat « à peu près » rempli !

J’avais 9 marathons à mon actif. 8 sur Ironman avec un meilleurs a Roth en 2h58′, et un « sec » en 2h53 mais… Sans entraînements et inscrit le matin même, celui des écluses en Mayenne. (après une saison de sauveteur en mer…)

L’objectif fixé par coach Pascal était de 2h40′. Pour être très exact, 2h40’20 » maxi…parce que je devais aller à 3’48 » au kilomètre AU PLUS VITE.
J’ai réalisé 1′ de moins, ce qui est dans le timing puisque je fais finalement 3’46 » de moyenne au kilomètre.
Ca, c’est pour le coté contrat rempli !
Et puis j’ai testé de nouveaux outils pour le « bien être » mental en course, des outils intéressant bien que pouvant paraître surprenant…
Vous aurez pu remarquer le coté intimiste dans le quel je me suis réfugier durant la course, avec casquette et lunette de soleil. Mais pour compléter la panoplie de cette volonté d’isolement et de concentration, j’ai couru ce marathon (jusqu’au 37ème km)…avec des boules-quies !
Et j’ai beaucoup aimé ! J’entendais l’ensemble des encouragements que je vous remercie du fond du cœur de m’avoir donné, mais cette sensation d’étouffement des bruits me permettait de me recentrer sur moi même, dans ma bulle et de me retrouver dans « mon espace temps à moi » !
Original ! 🙂

Prépa avant le départ

Pour ce qui est du coté « à peu près », cela se situe dans la régularité, puisque je passe au semi marathon en 1h18’26″…ce qui n’est pas vraiment dans le pacing prévu…
Quelle en est la cause ?
Et bien moi même et mes choix !
Après 1,5km de course qui part vite, comme toute course, me voilà à 5″ derrière un groupe de 7/8 gars (et des 2 premières femmes). Derrière, il y a un trou. Plutôt que de courir isolé, mon choix se porte vers le groupe et je fais une petite accélération pour recoller, ce qui est rapidement fait.
Je les accompagne en aisance jusqu’au 8ème kilomètre, mais l’allure est trop élevée par rapport aux objectifs de la journée, nous sommes autour de 3’35″/3’40 » au km.
Alors j’accepte de ralentir pour passer à 3’45″/3’48 » au km et prendre mon rythme de croisière que je maintiendrais jusqu’à l’arrivée.

Jusqu’au semi, tout se déroule bien. Dans la solitude du coureur de marathon isolé de tout groupe. Heureusement, nous retrouvons a certain moment les coureurs du semi marathon et c’est pour moi une réelle bulle d’air de slalomer entre les coureurs et de jouer à ce jeu d’évitement qui me divertit et coupe de la monotonie que je commence à ressentir.
Lorsque nous nous séparons des coureurs du semi, je calcule mes temps de passage, mon avance, et les kilomètres passent plus vite !
Et à partir du semi, alors que le vent se lève progressivement, sur ce parcours ponctué de montées et relances, je commence à reprendre le groupe de coureur que j’avais laissé partir. A commencer par la seconde femme.
C’est un nouveau souffle de motivation, avec des objectifs devant moi qui se rapprochent rapidement. J’en double un, un autre apparaît devant.
Quant aux sensations, elles sont toujours bonnes même si à partir du 26ème kilomètre et malgré le maintien de l’allure, la foulée tape un peu.
Je ressens toujours les nombreux encouragements sur le bord de la route, de grandes bouffées de chaleur ! (Et un immense merci à vous tous pour vos nombreux encouragements!)
Et puis la dernière petite boucle.
Je repasse une seconde fois la montée vers le Cours Saint Pierre, où je chambre Mickaël de TimePulse qui tremble pour son record (2h39’15 ») que je suis persuadé à ce moment battre, il ne reste plus que 7km.
Mais ces 7 derniers kilomètres s’endurcissent vraiment avec des relances et du vent et des faux plats supplémentaires. J’arrive néanmoins à conserver le rythme des 3’48″/3’50 ».
A ma grande surprise, je reviens sur le coureur qui me devance dans la montée à travers le jardin des plantes.
Pour autant, pas de précipitation. Coach Pascal m’a dit de ne pas accélérer dans le final, je conserve donc mon allure. Le classement est accessoire.
Enfin, Cour Saint Pierre, qui annonce la fin des montées !
Descente devant la magnifique cathédrale en direction de l’arrivée par le Boulevard de Strasbourg, puis la Tour Lu.
Je reviens sur le coureur qui me précède au 41ème kilomètre et l’encourage, mais il n’a a priori pas la force de s’accrocher, je poursuis à mon rythme jusqu’à l’arrivée qui semble interminable !
Et puis dernier virage, dernière ligne droite, et sur le chrono…2h39’05″…Mickaël…je te laisse un sursis, je ne battrais pas ton chrono !! 😉

Belle dernière ligne droite où fusent les derniers encouragements et c’en est terminé au passage du 42,195ème kilomètre en 2h39’25 », à la 12ème place.

Contrat rempli !

Il ne me reste plus qu’à profiter d’une petite pause auprès de l’équipe Sodebo venue en nombre sur les 3 épreuves du weekend marathon !

Et un grand bravo à TOUS les coureurs de l’association Running Maine dont j’ai l’honneur d’être président. Avec de beaux défis accomplis par chacun ! Une fierté pour cet engouement et motivation !

Et aussi merci à mon club le TUB athlétisme triathlon Nantes Brest et à tous leurs encouragements !!

Maintenant que cette « bonne séance » est terminée, je peux poursuivre la préparation sereinement pour le 100km à pied de Steenwerck avec un bel objectif chrono dans la tête !

D’ici là, un petit passage par le Festi-Trail du coté de Saint Malo du Bois.

2 Comments

  1. tom

    9 mai 2019 at 16 h 25 min

    un plan sans accroc… facile …. de l’extérieur 😉
    un grand bravo à toi !!

    • Erik Clavery

      18 juillet 2019 at 11 h 19 min

      Merci !! :))
      Je suis reparti comme à l’époque, je reprends les récits !! 😉

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