Trail de la Grande Champagne, dans le Cognaçais

Trail de la Grande Champagne, a Segonzac, près de Cognac, Charente.

Vous voyez où c’est maintenant !

Stephane, une connaissance de mon époque « raideur » que je pratiquais avec mon frère ou ma femme et organisateur du raid des Vendanges, près de Cognac, m’a contacté fin 2018 pour me demander si je voulais bien être parrain du Trail de la Grande Champagne.
J’ai répondu positivement avec grand plaisir. 
J’ai découvert l’équipe d’organisation fin mai à l’occasion de la soirée des partenaires. Une équipe au top déjà avant l’épreuve !
Rendez vous le 30 juin !

Pour ma part, je participerais, mais la course étant entre le 100km à pied de Steenwerck et l’Eiger Ultra Trail, je me « contente » de courir le 25km. Même si le parcours du 53km présenté est très attrayant.

Après mon 100km en 7h13 apres lequel il m’a fallu bien récupéré, j’ai ainsi coupé 3 semaines. J’ai repris l’entraînement une semaine avant le Trail de Segonzac sur la semaine la plus chaude.
Pas optimum pour reprendre le sport sereinement et sans fatigué.
J’arrive donc en Charente avec pour objectif de faire une bonne sortie d’entraînement à la découverte d’un nouveau terrain de jeu.

J’arrive le samedi soir sur Segonzac. Le terrain est vallonné et parsemé de vigne mais rien qui ne paraisse très difficile au premier regard.
Idée reçue, idée souvent fausse.

Je retrouve Jean Christophe et Stéphane, des organisateurs consciencieux qui travailleront une bonne partie de la nuit.
Stephane m’accueil chez lui pour passer la nuit avant la course. Demain, réveil 6h pour donner le départ du 53km.

Et à 7h du matin ce dimanche 30 juin, je donne le départ du 53km.
Jean Christophe m’emmène au lieu dénommé « les escaliers ». J’y passerais un peu plus tard lors de ma course. 
Sur place, superbe panorama sur les collines et vignes charentaises. Et ces marchés. Vestige des plantations de vignes disparues en escalier. 
Les premiers coureurs du 53km ne tardent pas à passer. Ça avance bien !

Après avoir vu quelques coureurs passer, retour sur le départ pour l’échauffement dans les rues de Seconzac.
Le temps est couvert et bien moins chaud que les trois derniers jours mais le temps est lourd malgré tout. Je commence déjà à transpirer ! 
9h approche, je rejoins l’arche de départ réalisée exprès pour l’occasion.
L’ensemble du peloton auquel je suis présenté en tant que parrain se présente sur la ligne.
Le départ est donné. Ponctuel. 
Nous partons pour 25km à travers la campagne Cognacaise.
Je pars tranquillement, plus sage de course en course !
Nous traversons Segonzac. Au 1er kilomètre, j’ai pris mon rythme de croisière, je mène le groupe de tête et nous arrivons sur les premiers chemins. Le peloton est bien étiré maintenant à travers vigne. Plus autre que dans mon vignoble, celui du muscadet. 
Je maintiens une allure soutenue et décroche progressivement mes adversaires.
Au 3ème kilomètre, une première bosse bien raide se présente devant. Plutôt un mur. Petit mais costaud ! 
Je le monte en courant à travers les buissons taillés pour nous laisser la place de passer.
En haut, après quelques secondes d’effort intensive, premier ravitaillement. Je ne m’y arrête pas mais suis chaleureusement encouragé par les bénévoles présents. Je relance au sommet. 
Le parcours sillonne à nouveau à travers vigne sans grande difficulté. Le calme avant la tempête. Les choses se corserons plus tard ! 
Juste après le 4ème kilomètre, je suis le balisage qui traverse la route et poursuis tête baissée et dans mes pensées de l’autre côté. Je monte une piste le long d’une vigne. Derrière, mon premier poursuivant doit être à 45″ environ.
En haut, après 200m, je me retourne… Personne ! Et l’absence de balisage m’a tout de suite alerté.
Je me suis trompé ! 
Absence de vigilence, et me voilà hors du parcours ! 
Je fais tout de suite demi tour et reviens sur le balisage. Je n’avais pas vu le panneau. Tout est de ma faute. Je suis de retour aux côtés du 4ème.
Peut être 2′ de perdue… Mais un Trail sans se perdre…est ce vraiment un Trail ? 😁😅
Le premier est une bonne minute devant maintenant.
Je repars au fond du vallon en faux plat montant. Je force un peu l’allure. Grrrr
Je reviens un peu plus loin, au début de la forêt, sur Christophe Boiteau, alors 3ème. 
Nous échangeons deux mots et je poursuis ma remontée en avant à travers bois. Je vois le second juste devant.
Je le suis à la trace sur une partie de monotrace qui sinue entre les arbres.
Je double Jeremy Brunaud au 7ème kilomètre, juste à la sortie du bois Brochet.
Le premier est encore un peu loin et avancé bien !
Je me lance dans la longue descente sur un chemin herbeux. Je réduis progressivement l’écart mais je ne relâche pas ! 
Arrive en bas, sous une rangée d’arbre, je temporise, revenu à 20 mètres de Raphaël Lassalle.
Au bout de l’alignement d’arbre, nous tournons à droite et le chemin remonte en faux plat jusqu’au pied « des marches ». Mon objectif et de revenir sur Raphaël avant le pied des marches.
Cest choses faite en puissance, 100m avant d’entamer la montée.
Ascension originale. 
Digne des 21 lacets de l’alpe d’Huez.
Car comme à l’alpe, chaque pallier à son numéro. Les rampes d’1,50m de haut sont très raides ! Et en haut, les bénévoles du second ravitaillement nous attendent avec musique et encouragement. Un bonheur ! 
Avec Raphaël, nous montons sereinement. En terminant les dernières rmpes an marchant.
Pas la peine de s’asphyxier les jambes, il fait très lourd et la fin du parcours sera usante.
Nous passons devant les spectateurs et bénévoles. Je bois deux verres de coca au ravitaillement, et c’est reparti.
Raphaël met un peut plus de temps et repart quelques secondes après moi.
1km plus loin après un court passage dans les vignes, nous voilà de retour sur un super single au milieu des bois. C’est reparti ! 
À ma grande surprise, Raphaël me rattrape. Nous faisons quelques hectomètres l’un derrière l’autre.
Des montées, des descentes, des relances, et un rythme soutenu. Je sens le manque d’entraînement depuis le 100km…et un peu de surpoids peut être aussi…🙄☺️


Nous arrivons au ravitaillement du 13eme kilomètre ou je bois à nouveau un verre et repars en accélérant dans une tentative d’échappée ! 
Je réussis à prendre de l’avance sur Raphaël sur le nouveau monotrace qui suit.
1 km de montée que je cours en puissance. En haut, je relance fort. L’écart est fait, mais il se défend !
Je sors du bois. Je gère mon effort pour prendre le temps de temporiser sur quelques portions et relancer fort régulièrement.
Au kilomètre 17, un faux plat nous mène à un hameau puis la pente augmente sévèrement. Je poursuis mon effort soutenu sachant que je peux creuser un ecart un peu plus important. 
En haut, contrairement à mon habitude, je relâche pour prendre le temps de récupérer de l’effort précédent. Derrière, l’écart commence à être confortable et il ne reste plus que 6km. C’est bon signe. 
J’entame une descente ou je peux allonger la foulée et en bas… Et bien il faut remonter ! 
Une conclusion s’impose : la Grande Champagne n’est pas aussi plate qu’il n’y parfait lorsqu’on y arrive ! 
La montée suivante et pentue !
Je me retourne pour constater que l’écart est important, ce qui me permet de monter sereinement. Malgré tout le pourcentage fait que l’effort reste éprouvant. D’autant plus que l’humidité ambiante commence à s’en faire ressentir.
Un virage à gauche m’isole du regard de Raphaël. Je relance pour rejoindre le ravitaillement du 19,5ème kilomètre.
Je prends le temps de bien boire pour terminer la course sereinement.
Sachant les ravitaillement frequent, je n’ai rien pris avec moi. Ça passe. 
Je repars en descente à travers vigne.
Superbe visite du terroir et de l’environnement local. 
Je file sur la crête. Un peu plus loin, je double le dernier concurrent du 12,5km.
C’est maintenant une nouvelle motivation. Les coureurs doublés se font de plus en plus nombreux et je prends plaisir à échanger des encouragements entre deux souffles. 
Sur un single, les coureurs prennent même la peine de s’écarter gentille ment. Le top ! 
Une descente raide, la fin de course s’annonce bientôt. Plus que 3km avant le stade.
Virage à droite pour un faux plat, je relance même si derrière, Raphaël est suffisamment loin pour ne plus être inquiété.
Une nouvelle petite descente tout en doublant des coureurs échelonnés régulièrement, ça me boost!
Le village est juste devant, une dernière montée et nous entrons dans les premières maisons par un chemin herbeux.
Plus que 1,5km.
Le dernier kilomètre se fait à travers les maisons par de petites rues, passage discret, et apparaissent enfin devant les lampadaires du stade.
Encouragé par les derniers bénévoles, j’entre sur le terrain et file vers l’arche d’arrivée.

C’est enfin après 1h43 de course que je franchis la ligne en tête. Au terme d’une belle course avec une concurrence locale qui ne m’aura pas laisser beaucoup souffler !

La douche prise, nous passons à la copieuse cérémonie à laquelle fait suite la dégustation immanquable du Cognac-Schweppes local.

Pour conclure, alors que l’ensemble des participants ont quitté les lieux, nous partons avec les bénévoles à la rencontre du dernier coureur pour parcourir à ses côtés le dernier kilomètre et demi.

Un grand plaisir de voir le soulagement et le bonheur de Paul en conclure sans entrainment avec son parcours de 53km ! 
Un défi personnel, une remise en question, une envie de se prouver que c’est possible. Que d’honorables raisons de se lancer dans ce défi même s’il a fallu souffrir.

Une belle journée de sport et de partage comme souvent, une organisation supportrice de l’association « Bougez contre la SLA »… Et vaincre la maladie de Charcot. Représenté ce jour par de beaux sportifs courageux, volontaires et généreux.

Cap Outdoor Nantes TimePulse BV Sport MELTONIC Trail Coaching

Ajouter une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d’un *